Nous avons été faire un petite balade dans le parc Henry Pittier également. En partant de Choroni en barque, on s'est rendu à la plage de Chuao pour arriver après une petite heure de marche au village même de Chuao. On s'est trouvé un guide pour nous amener jusqu'à une cascade à deux heures de là, chouette balade et plus reposant que Roraima... (photos)
Chuao
Roraima
Alors voilà, comme la plupart d'entre vous le sait déjà, mon très cher papa est arrivé ici le mercredi 30 janvier et le jeudi soir nous voilà déjà parti pour une petite ville à la frontière brésilienne appelée Santa Elena avec comme objectif de monter le tépuy de Roraima (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tepuy). On arrive à Ciudad Bolivar vers 5 heures du matin si je ne me trompe pas et là on commence à attendre le bus qui nous conduira jusque Santa Elena (encore à plus ou moins 12-13h de route...). Après une attente assez longue et qui a permis de donner un bon aperçu de l'organisation vénézuelienne à papa, nous voilà enfin parti. Arrivée à Santa Elena dans la nuit, on se trouve un hotel et on va dormir direct. Le matin on va faire les courses pour se préparer pour la rando, parce qu'il faut savoir que la rando est constituée plus ou moins un jour de marche jusqu'à la base du tépuy, un jour d'ascension, un jour en haut et deux jours pour rentre mais tout ça sans approvisionnement de nourriture ni d'eau. On achète donc des biscuits, du pain, de la confiture et de l'eau. Ensuite, on se rend à San Fransisco (petite communauté indienne à quelques kilomètres de là), on se trouve un guide qui nous mènera jusqu'au dessus du tépuy, on négocie le prix et en avant. On commence à marcher chargé comme des baudets. Première après-midi assez fatigante mais sans plus, mais avec un paysage déjà assez impressionnant, rien à l'horizon à part des tépuys. On arrive au campement le soir assez tôt vers 16-17h, on se débarbouille un peu, on se mange un repas de malade et on va dormir (hé oui le soleil se couche vers 18h ici et dans ce genre de situation on va dormir avec le soleil et on se lève avec le soleil). Départ le lendemain matin à 7h, on commence la partie un peu plus forte, en gros ça commence à monter monter monter... On arrive au camp de base (le dernier avant de monter réellement le tépuy) vers 11h et papa est lessivé. La chaleur, le soleil, les montées, le poids du sac et un peu celui des âges aussi ;) tout ça fait beaucoup. Il préfère donc ne pas prendre le risque de continuer, sachant que la dernière montée est beaucoup plus dur que le chemin pour y arriver. Je monte donc dans l'aprem avec le guide assez rapidement pour arriver au-dessus de ce fameux tépuy. Et ce n'est pas faux c'est incroyable, c'est un paysage inimaginable, irréel. C'est de la pierre partout avec des petites marres, des petites rivières et surtout on a une vue de malade sur la gran sabana. On dort dans ce qu'ils appellent des hôtels qui sont en fait des abris pour mettre les tentes. Il fait ultra froid pendant la nuit. On se lève le plus tôt possible on fait un petit tour au-dessus et on redescend dans la matinée. Le soir on arrive jusqu'au camp le plus proche du départ mais je suis exténué et le guide aussi. Le lendemain on arrive donc vers 11h crevés mais avec des images incroyables gravées dans la tête. Il n'y a rien à faire ils ont quand même un pays de malade ces Vénézuéliens!